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Aïda Nova

Quand Garrett List réinterprète à sa façon Giuseppe Verdi, l’opéra « Aïda » se transforme en opéra de chambre rebaptisé « Aïda Nova ». La structure est simplifiée et la durée, réduite, dans des décors et une mise en scène épurés. Objectif : atteindre sans détour les thèmes universels soulevés par le compositeur italien. Cette relecture du célèbre opéra verdien a été jouée à la salle Dolce de La Hulpe.
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Portfolio
Bio

D’après l’opéra de Verdi, cet « Aïda Nova », rebaptisé ainsi par Garrett List, a été simplifié en ne comptant désormais plus que quatre personnages (Aïda, Radamès, Amnéris et Amanraso) et en réduisant la musique à une heure et demi. La ligne verdienne est totalement réinterprétée et Garrett List parvient à y adjoindre sa spontanéité et son authenticité.

L’opéra de Giuseppe Verdi traite de thèmes intemporels. Dans cette nouvelle version, les décors, les images projetées, les costumes renvoient délibérément à une époque indéfinie.
Composé de grands panneaux blancs amovibles, le décor sert d’espace de projection et devient un personnage de cette œuvre. Leurs formes rappellent inconsciemment les architectures de temple, sans pouvoir en identifier l’époque ou l’origine.
A l’image des thèmes abordés par Verdi, l’espace-temps devient intemporel et chacun peut y projeter sa propre vision du monde.

L’histoire, elle aussi intemporelle, résonne de façon particulièrement actuelle. Alors qu’à l’extérieur le monde n’est fait que de bruit et de fureur, d’incantations, de discours enflammés, de fracas, de combats, de cris d’horreurs et de douleurs, quatre personnages vivent leur drame personnel qui se révèle à leurs yeux plus important que leur propre patrie.
Les interludes recontextualisent parfaitement les tourments des personnages dans un monde à feu et à sang : un flash info télévisé rapporte les dernières nouvelles du front. Tout autour sont projetés frénétiquement des images de guerre, de famine, de misère, parfois actuelles, parfois d’un autre temps. Ce stroboscope d’image révèle intelligemment le contraste entre l’individu aux prises avec ses propres tourments et un monde qui vacille.

Parfois chaleureux, parfois tamisé, parfois froid, le jeu de lumière qui baigne la scène traduit les doutes, la tristesse, la colère des personnages, lesquels évoluent dans une mise en scène, à la fois originale et sobre, signée Patrick Czaplinski.

Véritable métamorphose musicale par Garrett List, « Aïda Nova » étonne et captive par sa simplicité et sa fraicheur.

Équipe
Arrangements et direction musicale : Garrett List
Adaptation et mise en scène : Patrick Czaplinski
Scénographie et costumes : Emmanuelle Batz
Conception vidéo et projections : François Preisser
Dessins : Céline Gillain

Le synopsis d’« Aïda Nova »

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